Ceuta, la Plèbe et la Fureur migratoire comme Acte de Sécession
Ceuta, ou ce que Hegel appelait la plèbe Il y a, dans les images des 30 et 31 juillet 2026, un détail que les commentateurs n'ont pas su traiter. Des dizaines de milliers de personnes contournent à la nage les digues d'El Tarajal et de Benzú, avec des palmes, des bouées de piscine, des chambres à air. Certaines, en prenant pied sur les rochers espagnols, crient « Viva España ». Et le lendemain, plus de la moitié rentre au Maroc de son plein gré. Ce dernier fait devrait arrêter tout le monde. Si ces gens fuyaient la faim, ils ne seraient pas revenus le surlendemain. S'ils venaient chercher un salaire européen, ils n'auraient pas franchi la frontière sur la foi d'une rumeur Instagram annonçant que la porte s'ouvrait. Il s'est passé à Ceuta autre chose qu'une migration. Il s'est passé une sécession. Ce qui s'est produit Les chiffres sont considérables. Environ soixante mille personnes, certaines sources avançant soixante-dix mille, sont en...